Vendredi 19 décembre 2008
Vous repensez à vos travées, vos dos serrés, vos linéaires en stabilité. Vous absorbez
géométriquement leurs lignes. Vous spatialisez tenu dans votre espace. Sortez de la mêlée avec l’élan d’une prise, courez le contenu, pulsez son
effet, tirez un direct. Acclamation du rythme en bandaison. Bandez bandez rage Flaubert sur le terrain. Carton. Vous sortez du terrain. Vous radiographiez le précipité de vos émotions. Vous
reconnaissez la chimie de votre sève. Vous reculez d’un œil. Vous arbitrez sans siffler les parties. Même à l’instant, vous ne pensez pas au sujet immédiat. Vous manquez un direct. Bandez bandez
enrage Flaubert.
Par Nolwenn Euzen
0
-
Recommander
Comment s’utopiser de la meilleure cause sans glisser de sa
poussée ? Si on perturbe, au petit matin sous une toile, les baves d’une colonie d’escargots et limaces en mouvement dans leur humidité, de quoi le bruit de la circulation nous
rassure-t-il ? Si le jour se lève, que la rosée sèche, à quelle surface nous abandonnent les gastéropodes maintenant livrés à leurs activités souterraines ? Est-ce qu’on négocie pas
avant le visible, avant le balisage des bruits familiers, l’indépendance de nos mauvaises nuits ?
Par Nolwenn Euzen
0
-
Recommander
Vendredi 12 décembre 2008
Qu’est-ce qu’on guérit dans les régions sucrées ? Qu’est-ce qui
progresse dans nos suffrages, nous prospère une augmentation, ne peut pas faire mieux que de mieux en mieux pour le mieux ? Dans une ruche tout ce qu’il y a de mieux pleine du miel de mieux,
comment déjouir du mieux si on a rien de mieux à faire ?
Qu’est-ce qu’on veut enfanter de mieux miellé du mieux ? Qu’est-ce
qu’on s’édulcore par la couleur, la saveur, l’odeur du mielleux ? Quelle doré nous cire le mieux-être ? Quelle dose chérit-on faute de mieux en cherchant à faire mieux ? Qui gère nos
intérêts dans la cause du mieux ? Qui s’exsude de rapporter un nectar au mal de mieux qu’exècrent les états sans sucre ?
Par Nolwenn Euzen
-
0
-
Recommander
Mercredi 10 décembre 2008
Si une hémorragie nous rend susceptible d’être élu, plutôt qu’utile, ou
sans aspiration, quoi faire de la cavité ? Si la vessie d’une envie de croire devient la lanterne d’un idéal, de quel peuple précipiter le gouvernement ?
On peut utiliser au plus haut degré les choses et les hommes, disait Jaurès pour sa révolution. On peut tirer profit de
toutes les petites tiges souples qu’on dit dans la conversation pour tisser l’osier d’un excessif désintéressé. On peut user du flux et du reflux des pertes éprouvés au bord du golfe malheureux.
On recycle les pertes des rêves de grandeur. On accélère une nécessité du plaisir d’autrui. On règne un champ de vision. On couvre les besoins par
leur aimantation.
Par Nolwenn Euzen
-
0
-
Recommander
On ruse d’invention sa vie pour la vivre. On se renardise pour se
sentir exister. On tise de soi un objet convoité. On harcèle sa fréquentation. On se labyrinthe de comportements. On cherche une issue. On virtualise une solution de vie. On se ficelle une vie
d’artiste. On s’imagine nu devant l’urgence artistique. On se clochardise de manque et besoin dans la quête de soi. On se cure parfois une maladie verbale pour sonder l’enfer du dire. On peut pas
se contenter de soi sans s’intraveiner la conscience d’exister. On se coule un monde à perspective. On gratte le grain d’égaux plus eux-mêmes que nous. Qu’est-ce qui frit dans autant de graisse
pour soi ?
Par Nolwenn Euzen
-
1
-
Recommander