Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 20:14

 

Déjà le premier vendredi de février, et bonne surprise, l'heure du rendez-vous des Vases communicants. J'échange, partage un bout d'intimité, les mots de Danielle Masson. Nous avons mijoté autour de trois mots qui venaient entre nous: "Se couvrir, s'exposer, s'ouvrir". On peut suivre Danielle, alias "32 octobre" derrière son nom, sur son blog: http://jetonslencre.blogspot.com/ où elle loge mon texte en retour: "Inventaire de quelques choses trop conservées".

 Pour se présenter dans l'écriture elle dit: "j’ai pris l’habitude de poser depuis des années, sur des cahiers, carnets encore là ou perdus au fil des déménagements ou des ruptures de vie / j’aime recevoir, les écrire, les partager / je n’ai pas rêvé je suis encore vivante" 

 

 

 

SE COUVRIR, S'EXPOSER, S'OUVRIR

 

« L'anéantissement de tous les mondes équivaut 

au soupir d'une orchidée. »

Marc Gendron

 

Trois mots pour dix-sept jours de mijotage.

Et ces trois mots à la forme pronominale… complètement différents avec ce se ou s’ devant.

Ils sont tout autres.

 

Entrons en cuisine.

 

Prendre une grande casserole… non… une petite casserole… car les trois mots seraient perdus.

 

Donc prendre une casserole transparente, vous savez, en une sorte de verre, pour les voir s’agiter, nager, reprendre leur souffle, monter à la surface, se bousculer, frémir, bouillir, suffoquer… enfin vivre.

 

Donc, vous avez en main une jolie casserole, dont le calcaire n’aura pas obscurci les parois… pas comme celle qui voit depuis maintenant 532 jours un œuf nouveau se trémousser tous les matins pour être dégusté à la coque.

 

Donc, dans la casserole susdite, verser de l’eau et mettez-la à frémir puis déposer délicatement le mot couvrir… pardon se couvrir…. Certainement, un appel pour coiffer, d’un couvercle, la casserole afin d’éviter toute évaporation ou débordement du mot. La casserole craint aussi de s’enrhumer. Par les temps qui courent, normal. Un chaud et froid est vite arrivé.

 

Mais il se trouve bien seul le mot.

Il flotte, il tourne en rond, il fait la planche, il plonge au fond de la casserole, mais il est malheureux. La solitude ne lui donne pas bonne mine.

 

Tout d’un coup, que voit-il passer, le mot s’exposer… 

 

2012-02-02-09.40.46.jpg

 

Ce dernier fait le beau. Il s’affiche, il est en train de virevolter autour d’une orchidée aux 32 boutons prêts à éclore. Normal, elle le mérite bien.

 

Se couvrir tape à la paroi de sa maison-casserole, tente d’attirer son attention. s’exposer fait un dérapage contrôlé, ouvre grand son seul œil, le O, vous aviez deviné et s’interroge. Il est à l’air libre, il se pavane, mais, après tout, un peu de chaleur ne lui ferait pas de mal. Il ne s’interroge pas plus, soulève délicatement le couvercle de l’aquarium miniature et plonge avec délice dans l’eau qu’il trouve à bonne température, en espérant que les degrés ne vont pas trop s’élever. Pas envie de se transformer en écrevisse. 

 

Se couvrir et S’exposer font plus ample connaissance et échangent leurs impressions et s’extasient de concert sur la beauté de l’orchidée dendrobium.

 

L’histoire pourrait s’arrêter là. Ils auraient pu continuer à tourner en rond, à comparer les expressions dont ils sont ingrédients. Mais le niveau de l’eau baisse… ils grelottent… l’eau ne frémit plus, ne bout pas, heureusement pour eux qui seraient passés de vie à trépas. Ils commencent à s’inquiéter. 

 

Tout d’un coup, une main apparaît, s’empare du manche de la casserole. Ils craignent pour leur vie de mot.

Ils se trouvent transportés, brinqueballés et tout d’un coup leur prison dorée s’ouvre. 

 

Ils reprennent espoir. 

 

Mais branle-bas de combat, ils se retrouvent tête par-dessus cul, descendent le toboggan de l’eau qui coule pour arroser la fameuse orchidée qu’ils admiraient et s’affalent, s’étalent à son pied. L’un couvre sa terre, l’autre s’expose.

 

Excusez cette histoire… sans queue ni tête… juste pour vous présenter cette orchidée qui, après s’être couverte de boutons, les ouvre et s’expose.

 

Admirez-la !

 

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© 2012 - 32 Octobre

Par Nolwenn Euzen
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 19:11

 

Premier rendez-vous des Vases communicants de l'année 2012. Julien Pauthe confie un texte ici tandis que j'en cache un sur son blog. Nous avons lancé cet échange sur une image de la Tool table de Thomas Hirschhorn en se donnant de "cogner". D'aller coincer ce qui cogne, c'était déjà écrire et le coup en partie déporté.

 

Julien Pauthe est bibliothécaire et lacanien. C’est déjà entendre son lien obscur et viscéral aux écrivains. Il ouvre les lieux de ses enquêtes sur un blog: http://julienpauthe.tumblr.com/ et collabore à différentes revues: Le Diable probablementd'ici làou précédemment La Parole vaine, La BarqueEnculerDe sa fréquentation de Georges Pérec ou de Pierre Michon, à la psychanalyse et à l’exercice du métier de conservateur des bibliohèques, il écrit à une place traversée et complexe dont il sait rendre la mesure du trouble avec une étonnante clarté.



 

  tool_table_by_thomas_hirschhorn.jpg

 

Thomas Hirschhorn, Tool table, 2008.

 

revenu de sa visite de l’exposition il attend dans la voiture de s’habituer à la lumière chargée d’orage qui l’entoure,

 

main qu’on vous rendra 

main qu’on vous vendra dégreffée à assembler vous-mêmes selon très large choix parmi catalogue d’options, couleurs, textures, sensibilité et capacité de préhension finement ajustables

main aux diverses valeurs selon les cours d’un marché transparent dont vous serez les acteurs avec mise en relation directe selon vos souhaits

main vide désassemblée à saisir l’objet qui toujours la fuit, à s’agripper au vide par défaut, à y laisser couler le sable, on vous la remplira

on vous la guidera sur les claviers, au long des manches, en appui sur les clés des accords qui sonnent

main qu’on vous rendra complétée, qu’on vous outillera selon vos talents cachés aux outils adéquats on vous en fournira des forêts

on vous la pointera dans les directions neuves

vous aurez votre main

on vous la rendra

 

la pluie qui vient d’obscurcir cette fin de journée martèle le toit de la voiture tandis qu’il se saisit lentement de la clé de contact.

 

 

Julien Pauthe

 

 

Très bonnes circulations dans les blogs des Vases communicants de janvier :

http://rendezvousdesvases.blogspot.com/

Tiers Livre (http://www.tierslivre.net/) et Scriptopolis (http://www.scriptopolis.fr/) sont à l'initiative d'un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d'un autre.
Par Nolwenn Euzen
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 22:08

 

Pour le dernier rendez-vous des "vases communicants" de l'année 2011, Christophe Grossi passe sur ce blog avec ses "Métropismes" tandis que je ferai escale sur "déboitements" avec "dégringoler les bords". Je vous souhaite une très bonne lecture.

 

Christophe Grossi est l'auteur de " Va-t-en va-t-en c'est mieux pour tout le monde " aux éditions Publie.net. On peut aussi le lire régulièrement sur son blog " déboitements ". Des déambulations de son personnage Kwabizbak, à celles qui s'ouvrent vers la centaine d'autres déboitements, de blogs qu'il invite à parcourir avec lui, de ses fraternités numériques, de ses rendez-vous avec la revue d'ici là ou les vases communicants, il tisse des liens, des passerelles, avec une intelligence très sensible du web et de l'écriture qui n'appartient qu'à lui. L'édition numérique n'a pas de secret pour lui et c'est avec esprit d'ouverture et de pédagogie qu'il en développe la lisibilité au sein de la librairie Epagine.

 

 

metropismes.jpg

 

 

 

Métropismes

 

Je monte le dernier, tu ne sais pas dessiner, il a des mains délicates celui qui lit L'Équipe, elle n'a plus de visage mais un masque la fille qui descend à Oberkampf, nous parlons de quelqu'un qui n'est pas avec nous, vous crachez des bouts de sandwich quand vous êtes au téléphone, ils portent le même jean straight, elles se foutent une de ces pressions, des fois on ne se reconnaît plus dans l'autre qui est en face de nous, ça dure quelques secondes pas plus mais c'est là.

 

jeudi, ligne 5 (Gare de l'Est-République)

 

 

Je me tiens debout à quelques centimètres du vide, tu voudrais fouiller le monde depuis ton poste d'observation que tu n'y arriverais pas, il cherche une place et fait pfff, quand elle se maquille elle tord sa bouche, nous écoutons les flics parler de leur week-end, vous ne vous êtes jamais vus auparavant, ils portent sur leur visage la une de la feuille de choux gratuite du soir, elles ont des copies à corriger alors le film de l'autre là que j'aime bien qui passe à la télé c'est foutu, on regarde les fils électriques, ça arrive souvent qu'on croise un regard à ce moment-là dans la vitre.

 

vendredi, ligne 9 (Croix de Chavaux-Nation)

 

 

Je prends au vol quelques gestes, tu dois descendre et trouver un bus, il s'est assis sur l'écharpe de son voisin, elle dit que Brigitte Bardot elle dort, nous pestons contre ces arrêts intempestifs, vous avez dévalisé le BHV ou quoi ?, ils abordent la question de se revoir au moment de se quitter, elles sourient dans le vide tandis qu'on cherche le conducteur, ça s'entend de loin la parole affolée.

 

même jour, RER A (Nation-Les Halles)

 

 

Je fixe le monde mais seulement par à-coups, au début tu te dis pourquoi ça tombe toujours sur moi, il n'aime plus écouter de la musique si le train s'arrête net, elle dit ta mère elle aurait mieux fait de..., nous n'entendrons jamais la suite, vous devinez pas la peine de continuer, ils auront noté le numéro de téléphone du type à rappeler d'urgence, elles n'en parleront pas à leur mec, on ne comprend pas combien coûtent les deux barquettes de framboises, ça ne vient pas de la même poche cette langue-là.

 

même jour, ligne 1 (Hôtel de Ville-Nation)

 

 

Je me retiens, tu aimerais dire autrement les choses qui picotent, il regrette d'avoir parlé trop vite, elle dit c'est se séparer qu'il faut, nous parvenons à nous écrire quand nous sommes loin l'un de l'autre, vous regarder dans les yeux ce n'est plus possible, ils cherchent des réponses dans les prunelles des autres, elles se demandent comment leurs voisines s'en débrouillent, on n'ose pas poser la question, ça pue des fois.

 

même jour, ligne 9 (Nation-Croix de Chavaux)

 

 

Je vois toujours le même gars couché sur les mêmes sièges, tu racontes l'histoire du lapin qui se coince les doigts en italien, il dit hein ? quoi ? comment ? oh fait chier, elle demande mais il y a personne pour couper cette alarme ?, nous sommes sourds à toute progression simultanée, ils portent des chaussettes rouges dans leurs Birkenstock, elles baissent la vitre, on entend deux poules glousser, ça fait peur aux gosses.

 

dimanche, ligne 9 (Croix de Chavaux-Charonne)

 

 

Quelqu'un tente d'attraper la poignée qu'un type ne lâchait pas comme s'il avait eu peur de rester coincé à jamais, ça frite ça y est ça frite, je-tu-il-elle peu importe dit qu'ici nous sommes dix langues au moins, c'est pas toi qui vas faire la loi, ça monte, cépatoi, dans les décibels, patoiducon mais eux-toi-nouzotre on finit par se mêler dans la tambouille des corps sous terre qui n'écoutent plus les messages d'information diffusés en français, en anglais, en italien, en espagnol, en allemand peut-être bien aussi.

 

même jour, ligne 9 (Charonne-Croix de Chavaux)

 

 

Nous mélangeons tout, tu dis ils partent dans tous les sens, trop de mouvement, tu, non, rien vraiment de près, fouiller ça remue trop.

 

mercredi, ligne 9 (Croix de Chavaux-Nation)

 

 

On voudrait bien être utile, vous confondez tout, j'en sais rien, tu devrais plutôt regarder ce qui se passe dehors.

 

même jour, ligne 6 (Nation-Raspail)

 

 

Au même endroit, chaque semaine le même, à Raspail, seules les affiches changent, les réductions au-dessus de sa tête et tous ces bonheurs à prix cassés ces jambes nues ces soleils ces bouts du monde par téléphone pour pas cher ces soirées uniques à réserver six mois à l'avance et ces têtes à claques, je te nous twitte ça et je ferme les yeux cinq minutes.

 

même jour, ligne 4 (Raspail-Porte d'Orléans)

 

 

Si je savais dessiner j'irais fouiller du côté de la ralentie et non de la retenue.

 

même jour, bus 194 (Porte d'Orléans-Pierre Brossolette/Gabriel Péri)

 

 

 

Christophe Grossi, décembre 2011


Par Nolwenn Euzen
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 22:42

 

 

LANDRY JUTIER

Poème cosmétique

 

 

Cyclopentasiloxane, 

Triethanolamine,

Propylene glycol,

Palmitic acid,

Stearic acid,

Glyceryl stearate,

Peg-75 stearate,

Acrylates copolymer,

Methylparaben,

CI 77266.

 

SUR CETTE SURFACE DIVERSES TRACES : IL FAUT DISTINGUER LE VOLATIL, LE FUTILE, LES ÉPAISSEURS LACRIMALES, LES LIMES AMÈRES, LES GÉLIFIANTS, UN AUTRE SOLVANT, DISSOLVANT POUR D'AUTRES D'AUTRES CAPRICES.

 

 photo1.jpgphoto2-copie-1.jpgphoto3-copie-2.jpg

 

 

 


 

 

Talc, 

Mica, 

Magnesium Stearate, 

Mineral Oil (Paraffinum Liquidum), 

Kaolin, 

Ethylhexl Palmitate, 

Methylparaben, 

Propylparaben. 

(+/-): 

Titanium Dioxide (CI 77891), 

Iron Oxides (CI 77491, CI 77492, CI 77499), 

Polyethylene Terephthalate /Acrylates Copolymer

 

SUR CETTE SURFACE LES LIGNES CONFUSES, AURÉOLES DIFFUSES, DOUCE HALEINE, NOSTALGIE PARABEN, PLUS OU MOINS UNE DATE PRÉCISE, CA 02/2011. 

 


 

 photo2.jpgphoto5.jpg

 

 

Talc

Aluminium Starch Octenylsuccinate

Kaolin

Magnesium carbonate

Tocopheryl acetate

Propylparaben

Methylparaben

Silica

(+/-):

CI 77491

CI 77499

CI 77891

 

AUTOUR DU LUMIGNON, ONOMATOPÉES QUI CRACHENT, SUSURRENT SUCCINTEMENT UNE SONATE, DOUCE HALEINE, SOUFFLE PARABEN, SANS PEUR, SANS PEINE, ECLAT NEUF.

 

 photo6.jpg

 

 

 

 

Octyldodecanol, 

Octyldodecyl Stearoyl Stearate, 

Acetate Isobutyrate, 

Euphorbia Cerifera Wax, 

Glyceryl Hydrogenated Rosinate, 

Cera Microcristallina Wax, 

Phenyl Trimethicone, 

Ozokerite, 

Retinyl Palmitate, 

Ascorbyl Palmitate, 

Tocopherol, 

Tocopheryl Acetate, 

Lecithin, 

Sodium Hyaluronate, 

Butylene Glycol, 

Caprylyl Glycol, 

Ethylhexyl Palmitate, 

Silica Dimethyl Silylate, 

Anise Alcohol, 

Citric Acid

 

ENTRE HUIT ET DIX HEURES, OCTAVES FRAGILES, EMOLLIANTES, LE LONG DES CILS ROULE UNE LARME PLATE, RÉSINE RICINE QUI COLLE, DISSOUTE PAR LE SOUFFLE ACIDE, PAR L’ALCOOL.

 

 photo7.jpg

 

 


 

 

AU SOIR DOUCE HALEINE, NOSTALGIE PARABEN.

 

 

 

 

 photo8.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Par Nolwenn Euzen
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 22:23

 

De blog en blog, des singularités qui conversent, se croisent, interrogent. Font de leur outil numérique un lieu d'intersubjectivité. Preuve que les nouvelles technologies ne sont pas que le lieu du malaise contemporain, des handicapés relationnels. Des individus qui parlent mieux de leur appareil que de leur femme, qui tombent amoureux de la voix de leur GPS (cf Jonathan Coe). Preuve qu'elles ne sont pas seulement les outils de l'émancipation politique tunisienne, égyptienne. Mais aussi le lieu de mobilité de la subjectivité, de la construction de soi et de la créativité au rapport de l'autre. La fin de l'artiste romantique, aussi génial que seul ? Ce serait trop simple ! 

 

A lire de blog en blog pour la session février

Laurent Margantin http://www.oeuvresouvertes.net/ et Daniel Bourrionhttp://www.face-terres.fr/

Christine Jeanney http://www.christinejeanney.fr/ et Anita Navarrete-Berbel http://sauvageana.blogspot.com/

Maryse Hache http://semenoir.typepad.fr/ et Piero Cohen-Hadriahttp://www.pendantleweekend.net/category/pierre-cohen-hadria/

Samuel Dixneuf http://samdixneuf.wordpress.com/ et Michel Brosseauhttp://www.àchatperché.net/

Chez Jeannne http://babelibellus.free.fr/ et Leroy K. Mayhttp://lkm696.blogspot.com/

Estelle Ogier http://lesdecouvertesdutetard.over-blog.com/ et Joachim Séné http://joachimsene.fr/txt/

François Bon http://www.tierslivre.net/ et Christophe Grossihttp://kwakizbak.over-blog.com/

Cécile Portier http://petiteracine.over-blog.com/ et Anthony Poiraudeauhttp://futilesetgraves.blogspot.com/

Amande Roussin http://erohee.net/rousse/ et Benoit Vincenthttp://www.erohee.net/ail/chantier

Marianne Jaeglé http://mariannejaegle.over-blog.fr/ et Franck Queyraudhttp://flaneriequotidienne.wordpress.com/

Juliette Mézenc http://www.motmaquis.net/ et Jean Prod'homhttp://www.lesmarges.net/

Candice Nguyen http://www.theoneshotmi.com/ et Pierre Ménardhttp://www.liminaire.fr/

Christophe Sanchez http://fut-il-ou-versa-t-il.blogspot.com/ et Xavier Fisselier http://xavierfisselier.wordpress.com/

Nolwenn Euzen http://nolwenn.euzen.over-blog.com/ et Landry Jutierhttp://landryjutier.wordpress.com/

Leila Zhour http://coeurdemots.hautetfort.com/ et Dominique Autrouhttp://autrou.eu/

Claude Favre et Jean-Marc Undriener http://entrenoir.blogspot.com/ (vis à vis à préciser)

Clara Lamireau http://runningnewb.wordpress.com/ et Michel Volkovitchhttp://www.volkovitch.com/

Bertrand Redonnet http://lexildesmots.hautetfort.com/ et Philip Nauherhttp://off-shore.hautetfort.com/

Isabelle Pariente-Butterlin http://yzabel2046.blogspot.com/ et Louise Imagine http://louiseimagine.wordpress.com/

Joye http://iowagirl.over-blog.com/ et Brigitte Célérierhttp://brigetoun.blogspot.com/

Par Nolwenn Euzen
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