On se dépense sans compter pour trôner en soi-même. On ne rentre pas systématiquement dans nos
bonnes grâces. On perd nos crédits. On dérape sur le gain.
On s’emploie intensif à notre situation. On entre notre renommée au retour sur soi-même. On se
temple au carré pour trouver sa place.
On entre comme dans un moulin dans notre cathédrale. On se moule une copie. On fait son
apparition en surdose. On tient dans une catégorie. On ne force pas pour se comprendre.
On se cueille refoulé de son mou à force de le rendre plat. On se penche voir s’il y a de quoi
tomber. On se casque d’une base à tenir renversée sur la nuque. On s’échappe de nos bras, on se jette le corps dans le corps. On se renverse dans ce qui tient.
On traque quoi tomber dans la renverse. On remise notre état tant qu’il nous tourne.
Qu’importent les loques qu’on retourne. Tiède aux tons chauds on ne cave pas des plus froids.
par Nolwenn Euzen
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On le réveille un matin avec sa gueule de bois, on le casque de plomb : on ne s’en épaule
plus dans le problème, on le bouge mal : on s’y tient en carapace. On peine à s’y retourner, on n’étire plus son extension, on actionne si fragilement son effet qu’on peine toutes les
parties.
On lui ouvre mal ses portes dans notre difformité. On ne se contrefout jamais de son problème
sans le singer. On joue son contre-emploi pour jeter de nouveaux résultats. On l’a filé en dehors de sa contrée. Pour la circonstance, cosmonaute du verbe a marché sur la lune, on empêche la
grammaire d’appliquer son traitement à la situation. Mots sans gravitation.
On manifeste contre Newton, l’usage montre qu’on n’avait pas besoin de la gravité. On lui
oppose toutes nos objections : Baudelaire spleen contre son poids, Mallarmé contre-empreinte (sait-on jamais si l’enquête suffisait), Dada contre-poil, Breton contre-feu pour braiser,
Blanchot contre-lame, Ponge contreplaque.
On cherche un remède à toutes ses contre-indications. On performe pour gagner la compétition.
On contre-attaque l’absence de gravitation. On se pense le corps pour le parler. On se plonge dans le poids : on ne lance pas un campagne de pub pour faire nouveau. On ne plaque pas de la
mesure pour faire progrès. On ne se réveille pas en masse sans expérience de gravité.
par Nolwenn Euzen
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On s’astique du moindre contenu sorti d’usine. On se
confirme, on se lustre de ce qu’on prend pour un luxe. On s’éprouve au droit de consommer.
On se grise des superfournitures étalées pour séduire : on est un cran au-dessus de
choses plus fades. On arrive pas, c’est si sensible: être là comme tel. Comment s’humidifier dans un autre épisode ?
On se niche l’habitude de croire depuis longtemps. On rentre trop de contenus sans parler.
Plus blanc que blanc sans lever. Ce qu’on veut et on a sans doute beau à dire, on l’a blanchi.
N’importe quelle bête noire nous dose plus large. On se fait sentir avec ce qui nous promet
ici plus que bas. Plus le message nous gagne plus on s’y entend. On ne tambourine pas devant lui, on se lessive pour marquer soit disant plus net.
par Nolwenn Euzen
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On ne gagne pas de temps sans se coller plus d’heures au cadran. On ne se fréquente pas dans
toutes nos circonstances. Retenu ailleurs, on excuse notre absence. On ne s’essore pas de la vraie vie qui nous dispense des choses. On goutte dans le vif.
On dégorge mal la valeur des choses. Elle trempe. On rame tous les instants sans distinction.
On se rive. On ne dispense pas de moment sans les compter.
On part sans adresse de sa souffrance natale. On abonde soudain pour une alerte. On se dépanne
du contact sans le porter plus haut. On s’unit sans allié.
par Nolwenn Euzen
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On tonne à ce qui nous tranche. Le volume nous a
gonflé. On avance comprimé. On se bourre les mots dans la gorge. On s’avale sous la menace.
On crie à plein gosier mais on se rattrape en entonnoir. On ne dit pas au parlé ce qu’on
attend de lui. On ne vit pas haut-parlé sans l’urgence qui goudronne.
On se goupille mal, ça cingle. On gâche la pâte du contexte. On force l’écart de ce qui nous
entoure. On se chape à défaut de plomb sur l’épaule.
On s’impose dans le monde qui nous suffit si ailleurs est trop loin. On se
rend à moindre frais sur nous-mêmes pour surgir le problème en s'important l'inadapté.
par Nolwenn Euzen
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On se trousse de coutures plus ou moins résistantes. On se déniche en cris, en crocs, en
caresses. On s’accumule pendant des jours de recherche sans se contacter. On se promet de passer.
On se cherche au cœur le plus sûr secrétaire, une chaussure à son pied ou l’auberge espagnole.
Pas plus d’or que de pétrole, de mots dans le dictionnaire : un trésor renouvelable.
On ne ficelle pas le trousseau pour se marier heureux. On se trouble la fête dans l’asile
d’autre chose. On ne se place pas pour sa garer dans le confort de l’autre.
On ne se foudroie pas pour vivre, on tient d’un coup sous la foudre. On trouve un
joint.
Je=je : Eurêka ! A l’auscultation rien ne fait croire cela.
par Nolwenn Euzen
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On sort sa défense pour marger l’adversaire. On se bosse l’épine. On se remue la montagne pour
la défense d’un cil. On remonte la dorsale du sous fond. On fixe une raison fourmilière. On
vise en piqûre de guêpe.
On se serre dans son ordre, plus épais en rang serré. Port droit : on s’applique à
l’étroit ce qui l’entoure. On ne contracte pas la gorge, encaqué dans la lutte.
On cherche un express pour la conciliation mais on sévit l’épine. On s’hérisse la vigie dans
un monde urgent. Le cœur serré dit beaucoup en peu de mot. Le corps s’applique à tenir la partie. On ne joue pas dans l’égalité de l’adversaire, il arrive très serré. On joue pour se gagner, on
se suit au plus près.
par Nolwenn Euzen
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Si on se parle avec la même contrainte qu’à faire pousser le sol peu fertile, si le plus viable de la condition n’est pas sa génétique, si le
plus viable de la germe n’est pas dans son exposition, si le plus viable de la gêne n’est pas dans sa fréquentation.
Si on force sur l’outil contre son effet qui résiste, si on sabre le contexte de son soin lubrifiant, si on gueule : trophoblaste ! fucking reproduction ! Je veux être viable dans ma fécondation
!
Si le développement concerne tous les sous-développés de leur fertilité, si on tient vivant in vitro mais qu’on ne vit pas congelé, si le succès prend la forme juron d’assistance à défaut de tout
risquer.
Si on ne s'entend plus que sur son mètre au carré, si on ne se débat qu'au plus corné de notre voix, si on ne se répercute l'environnement qu'en sa catastrophe.
Si on accélère la fonte de ce qui monte, si on recule le front de sous-expression, si on se monte en d'autres sauces humaines, si on vit plus que dix pour cent de nous-mêmes, si on vit la
majorité d'entre nous au lieu de forcer sa masse.
par Nolwenn Euzen
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On mâche des motifs à longueur d’horizon. On stase dans l’attraction des conditions. On gobe
toutes les hypothèses frémissantes avant de frustrer leur action.
On parie sur l’écologie des illusions. On flambe pour la santé des apparences. On se galbe la
confiance sans transpiration.
On dépressurise le contrôle. On boutonne le vrai avec le faux. On tolère l’absence d'hameçon
dans la foire des repères.
par Nolwenn Euzen
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