Mercredi 14 mai 2008


Philippe de Champaigne, Allégorie de la vie humaine

Nous savons, d’un profond creusement philosophique de la question, que la perception sensible est une caractéristique des êtres organisés les plus développés. Qu’elle distingue d’un organisme notre plus naturelle manifestation.

Nous savons, de profondes extensions de Rabelais à Montaigne, Sade ou Bataille, que la liaison organique des vivants atteint, dans la réciprocité de son élémentaire stade de formation, la plus haute perfection.

Nous savons, de la subite emprise du caractère de notre inférieur, que merde, chez les déshérités d’apanage symbolique, l’influence causale du milieu lâche bel et bien notre ordure.

par Nolwenn Euzen
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Mardi 6 mai 2008


Gloria Friedmann, Bebopapocalypse


 

 

On a tous un projecteur consciencieux dans le X de nos secrets. On s’accélère la vitesse de la bobine ou on en retient la chorégraphie secrétée.

 

Plus ou moins poreux devant notre obscénité, on s’en élimine la sensibilité. Le monde traite en vain de sa pornographie, fonce sans rougir.

 

Pourtant la molette qui serre le X de nos pensées décoince. Une formation massive nous dégorge les pores au cutané de sa réalité. Le spectacle est vulgaire mais édité dans le hard de sa contemplation.

par Nolwenn Euzen
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Lundi 5 mai 2008

JENNY HOLZER
Projection Xenon pour Paris, 2001


Les regards et les attitudes parlent toujours trop loin. On se pense sur mesure, les bras écartés dans le cerceau parfait de notre composition, sans comprendre toutes les charges avant de les calculer. On nous a mis en service sans nous jeter sur la voie publique, mais sans fortifier la maintenance.

Dans le choix de nos composants, on se réserve pour l’extrême édition de nos meilleurs services. Mais sans aucune garantie, on préfère penser un nombre d’heures maxi qu’un service après vie.

Dans la conférence de notre attitude on se garantit un poste de contrôle pour une durée indéterminée. Le dépannage des attitudes parlées trop loin nous relance sur la voie publique. On reparle pas trop loin des regards après vue, on regarde plus parlé pour les voir plus longtemps.

par Nolwenn Euzen
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Mardi 29 avril 2008


Florence Doléac


Quand notre effort est presque nul, quand un flocon transcende le but de nos actions, quand, en gall concentré sur la réceptivité, nous triomphons d’attention devant nos efforts mais manquons un direct.

 

Quand on réceptionne la cinquième dimension d’une partie qu’on ne joue pas, quand on a étouffé le signal de la salle des urgences et ouaté le sifflet de l’arbitre. Quand notre jugement desquamé flotte devant une spectaculaire agitation de pixels.

 

Quand le rond de la cible de nos projets prend du volume, quand leurs trajectoires rebroussent à l’intérieur. Quand le pour consent au contre. Quand le contre contre pour tous.

 

Quand rien ne peut moins, quand on ne pense pas à tout et pourtant pas en vain. Rien pour tous, tous pour rien.

par Nolwenn Euzen
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Jeudi 24 avril 2008



Julie Rrap


Par manque de recul, c'est-à-dire de l’intérieur, ou à cause d’un recul excessif, par dégagement, le champ contemporain de la poésie me saute aux yeux comme un bêtisier. Sans doute revèle-t-il par là sa spontanéité et sa vivacité. Mais quelque chose dans la prise d’appel qu’il exerce sur moi résiste au rire. M’en dispense la colère, tout autant.

Voici cependant une leçon d’anatomie que mon assiduité des lectures de poésie m’a donnée à expérimenter : « écrire avec le corps ».


Sans avoir l’esprit grippé dans les anthropométries d’Yves Klein, ou stasé dans le monochrome corporel d’une quelconque pensée, l’idée d’écrire avec le corps proprement dit m’a clouée dans le vide et épongé la sensibilité. Stase d’agacité.


On peut projeter le corps dans le discours mais pas dans le monocouche de sa pensée. A moins de se faire le corps-objet de sa propre pensée. Corps bifurqué de son penser, corps projeté à blanc.

Je préfère lever le petit doigt pour penser que l’index pour me corporifier. Et si j’écris en parlant du nez j’entendrais sans doute différemment mon anatomie pour l’écrire. Il suffit de penser plus loin que le bout de son …

par Nolwenn Euzen
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Mardi 15 avril 2008


Tables de Joseph Kosuth


Philosophiquement parlant, le courage est toujours en avance sur la douleur. C’est pourquoi nous nous concentrons sur notre troupeau de muscles, nous levons et marchons. Frappé le danger de l’insomnie, son cortège de menaces, testons notre motricité mentale au jour. Pas saliver dans nos ambitions, tenir. Saper la crainte. Patience : première urgence. Notre cible mentale exige d’en rester le témoin.

par Nolwenn Euzen
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Mercredi 2 avril 2008


H.R. Fricker, Place of places



On a toujours besoin d’encadrer le motif passé devant notre cadran. Parfois même on sait plus si on est Gros minet qui court inlassablement après Titi ou l’enfant de trois ans à l’affût de la course de Titi et Gros minet, ou lequel des bolides, celui qui s’échappe ou celui qui poursuit, dans la course-pousuite de notre meilleur feuilleton.

 

On court tous après Daphné quand Apollon la suit bien qu’on sache depuis un temps mythologique qu’elle finit en laurier.

 

On éponge tous le vivant depuis le protozoaire de notre conception. Le moteur de nos engins ronfle à plus ou moins grand bruit dans l’artère familière. On suspend dans la cabine des objets de plus ou moins bon goût pour distraire nos conduites. On exclame grossièrement la situation à la moindre approche de verbalisé.

 

On se décrit plus finement dans le portrait en petit calibre qu’en poids lourd mais on en éprouve pas la même satisfaction. Parfois on se peaufine à la finesse du phasme mais je s’entrouble.

 

On préfère tous allez voir ailleurs surtout si on y est pas. Mais si vous me faites un cadeau je n’aime rien dans les autres que vous. Et si vous n’y êtes pas je suis les autres partout. On foule interminablement le motif sans fléchir du cadran.

 

 

par Nolwenn Euzen communauté : Poésie contemporaine
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Lundi 31 mars 2008


Paul Mc Carthy


Cette note difficile m’abrutit. Je laisse la place aux personnages dessinés par Sempé, le Petit Nicolas ou Raoul Taburin. J’aime bien Raoul Taburin parce que, bien qu’expert renommé à qui le vélo doit de se faire appeler par ses usagers  « mon taburin » (comme on ferme la porte du « frigo », comme on craint un cocktail « molotov » ou comme on jette à la « poubelle »), bien qu’expert dans la réparation des vélos Raoul Taburin ne sait pas faire de vélo. Il a tout appris sauf l’équilibre : l’art de faire des pansements, le senti des vibrations de l’air à la présence de quelqu’un, le quant-à-soi du secret de son échec, la ténacité. Plus tard, il a beaucoup chanté à terre la chanson d’Yves Montand quand d'autres partaient de bon matin sur les chemins à bicyclette.

 

Mais Raoul Taburin n’est pas mélancolique, ni complexé, seulement observateur et grand expérimentateur de la chute. C’est pourquoi il adresse ses conseils techniques aux vélocipédistes : « Car, dans l’espoir d’élucider le mystère de ses échecs, il avait étudié avec méthode et ténacité tous les éléments, de la selle au roulement à billes d’une bicyclette. On commençait, d’ailleurs, à lui confier des réparations. »

 

Raoul Taburin saisit l’art d’assembler une machine à coudre et un parapluie sur une table de dissection sans avoir lu Lautréamont. A l’occasion de sa première rencontre amoureuse il confia son secret le plus intime à son amoureuse : qu’il ne savait pas monter à bicyclette. Ce qui disséqua l’harmonie de la rencontre.

 

Il faut dire que sa dulcinée prenait le contexte très au sérieux et ne confondait pas, comme aurait pu le faire Don Quichotte qui avait pris les ailes du moulin pour une ronde d’épées en mouvement, une roue de vélo et une roue de la fortune.

 

C’était pas madame Bovary non plus et elle n’allait pas, comme elle, faire extraction de la foire agricole dans la scène des comices pour absorber crédule les propos du séduisant Rodolphe. Elle prenait au sérieux l’harmonie des contextes et elle était partie.

 

Josyane, la dulcinée, s’est mariée avec un champion cycliste. Et Taburin, un an plus tard, avec l’infirmière qui a « traité efficacement », pensait-il dans sa pensée, sa blessure à la suite de sa chute du plongeoir lors d’un saut périlleux tenté pour éblouir Josyane.

 

Comme Taburin est un personnage très attachant, je continue à vous le raconter. Voici comment il sympathisa avec le photographe Figougne. Dans la boutique, Figougne lui parlait de ses portraits, non pas comme Madame Verdurin de sa société, ni comme Proust de Madame Verdurin, ni dans un monde de volonté et de représentation formidablement construit par Schopenhauer, ni en rayons ultra-pénétrants de nos comportements comme Husserl ou Merleau Ponty et leurs amis phénoménologues, ni à la tribune corrosive des valeurs établies comme Nietzsche, Figougne parla à Taburin d’équilibre, d'équilibre dans la composition.

 

On peut imaginer qu’ils discutèrent aussi longtemps que Valentin Bru dans sa boutique de cadre pour photos. Valentin Bru prend lui aussi très au sérieux la composition car il vend des cadres et maîtrise l’art d'ajuster les contextes. Il est d’ailleurs si soucieux d’équilibre qu’il renonce à la vocation commerciale de sa boutique devant la concurrence pour y parler, parler de « l’Expo 37 qui va peut-être pas ouvrir à cause des grèves, mais qui fera marcher le commerce si elle ouvre. On parle de l’Espagne et du Front Popu avec modération. On parle surtout de cyclisme, de footballe ou de perfectionnement de la race chevaline. »

 

Valentin Bru se détache progressivement de ses préoccupations encadrantes, il délaisse leur cadran dans un dimanche de la vie où ne reste que la vacuité du temps. Valentin Bru fixé par Raymond Queneau pour Le dimanche de la vie devant la grande horloge au-dessus du magasin de meussieu Poussier. Il suit en y échappant la grande aiguille à travers la vitrine.

 

Les préoccupations encadrantes de Figougne le conduirent à vouloir photographier Taburin sur un vélo et Taburin lui-même à se représenter en exercice sur un vélo et, un dimanche, à desserrer ses freins dans une pente abyssale et un journal à scandale sous la bannière des « exploits du cycliste fou ».

 

Le dimanche de la vie de Taburin fut diffusé par Figougne le photographe pour réchauffer les récits des cafés : on lui demandait ses clichés et il en tirait de fameux tirages pendant que Taburin revivait à l’hôpital son fameux dimanche dans le détail des événements d’une cure cathartique.

 

L’harmonie de la composition entre Figougne et Taburin a chuté quand le dimanche de la vie de Taburin s’est teinté de l’héroïsme de composition du photographe. Le fin mot de l’histoire c’est que le cliché de Tabourin à vélo dans l’air libre au dessus d’un ravin avant la chute n’est que la chute de l’appareil du maladroit Figougne qui a toujours, par ailleurs et comme en un long dimanche, laissé échapper l’instant à immortaliser.

 

Nous en arrivons donc et sans bannière de succès à l’esthétique du tâtonnement dont Francis Ponge est aussi expert que Raoul Taburin dans l’engin vélocipédique :

 


DECLARATION  CONDITION  ET DESTIN DE L’ARTISTE :

 

Considérer l’artiste comme un chercheur (désireux, acharné, ravi), qui trouve parfois, un travailleur désintéressé. (D’où l’esthétique du tâtonnement, des redites, etc.

 

Qui trouve parfois mais il ne s’intéresse pas à ses trouvailles comme telles : il continue à chercher.

 

Homme de laboratoire : laboratoire de l’expression. A partir 1° de la matière brute, des émotions qu’il donne, du désir qu’elle inspire 2° de son moyen d’expression.

 

C’est un homme (entier) comme un autre.

 

Il éduque son moyen d’expression.

 

Et tout ceci n’est qu’une Nioque d’avant – pintemps, pour le dire dans l’expression de  Ponge dans l'extrait désencadré ci-dessus.

 

 

Nioque des références :

 

Sempé, Raoul Taburin, Folio Junior – à partir de 10 ans.

Raymond Queneau, Le dimanche de la vie, Folio poche, Gallimard,

Francis Ponge, Nioque de l’avant-printemps, L’imaginaire Gallimard

Cervantès, Don Quichotte

Gustave Flaubert, Madame Bovary

Marcel Proust, La recherché du temps perdu

Arthur Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation

Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, La naissance de la tragédie

Edmund Husserl, Méditations cartésiennes

Maurice Merleau Ponty, Le visible et l’invisible

par Nolwenn Euzen communauté : Poésie contemporaine
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Vendredi 28 mars 2008


Aurélien Gamboni
Mon éducation (Minor Threat), 2005
Chewing-gum et graphite sur bois

© Aurélien Gamboni, 2005


Préambule avec le sérieux auquel cette note éthique ne peut déroger que par un exercice d’humour techniquement difficile à réaliser. Agréez d’avance mes salutations pour les balles qui sortiraient du terrain.

 

Qui dit éthique dit qu’on pense non seulement le bien mais aussi la faute. Qu’on les pense dit que l’opération fait malheureusement partie, au grand dam des individus de notre espèce les humains, du règne de la pensée.

 

L’opération dépasse aussi, au grand drame des adultes, l’âge primaire de la pensée. Drame des adultes devant la fatalité de devoir non seulement additionner 1+1 pour faire 2, mais aussi devant tant d’effort pour répéter l’occlusion d’un « p » devant un « a », dire papa, puis labialiser, dire maman, dentaliser, serrer les dents, pas dire ce qu’on veut, babiliser, ne veut pas moi parler, pas penser que je dis.

 

Je n’ai rien de plus scandaleux à dire que la monumentale gaffe de pas penser ce que je dis.

 

C’est la gaffe éthique.


 

Il existe des spécialistes de la gaffe éthique. Ils en disent davantage en pensant davantage, ce qui vous en conviendrez, est bien le moindre mal qu’on puisse reconnaître à un discours monumental.

 

On a toujours un peu de mal à sentir à l’aise à l’idée d’un discours monumental. Sans doute parce qu’on imagine une tribune et sa prédication, religieuse ou laïque. Une démonstration trop encombrante monte à l’esprit qui dissuade tout engagement dans la complexité des opérations. On se tient à distance, buté dans la tête à toto, l’agacement croissant si la forme persiste dans notre environnement. « zéro + zéro tête à toto ». Mais au bout du compte toto déclownise.

 

Toto qui déclownise c’est le numéro de la gaffe éthique.


 

Vous ne me suivez plus ? Vous ne suivez plus mon doigt quand je montre du doigt gauche, pouffe de rire main droite à la bouche ? C’est normal je formalise une éthique, l’esthétique a gaffé.

 

Je parlais des spécialistes de la gaffe éthique. Je ne pourrai pas monumentaliser ici ce qu’ils en ont dit monumentalement. Mais l’effet est monumental. Cela dit en assumant le mot « effet » et son format « monumental », ce qui soit dit entre nous n’est pas le plus facile dans une tête à toto.

 

Terminus de cette pensée monumentalisable en se monumentalisant à Philosophie de la volonté de Paul Ricoeur, Création littéraire et connaissance d’Hermann Broch, Sur l’intersubjectivité d’Edmund Husserl, Le monde comme volonté et comme représentation d’Arthur Schopenhauer.

par Nolwenn Euzen communauté : Poésie contemporaine
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Jeudi 27 mars 2008


 
                                                        Hana-Sakuma.jpg

Hana Sakuma


La lecture extensive, ou cumulative, se distingue de la lecture répétitive, ou intensive, par la sucession de livres rarement repris et rarement pris pour référence. La lecture extensive est une pratique hétérodoxe à la lecture religieuse répétitive des Evangiles ou d’un livre de prières. La lecture extensive abandonne le païen non converti à la religion du livre sur le trottoir du chemin de perfection où passent les initiés recueillis et absorbés par leurs jouissances imaginaires.


La lecture extensive fait zapping dans le rituel du livre, sans véritable désir d’apprendre. La lecture extensive fait star system du recueillement intime. Le héros c’est moi quelqu’en soit le triomphe. On se sent plus facilement le héros de rien avec peu. La scène est garantie d’être rejouée.


La lecture extensive n’est pas qu’un décor mental, une autoroute de la consultation ou un vide-poches. Si le livre, plus sentimentalement idéal que véritablement usité, pose souvent sur un trône (type buffet ou étagère) pour l’apparat des préoccupations non utilitaires des esprits, est-ce vraiment si bourgeois ? 


La lecture extensive s’hyperbolise dans l’inflation des contenus textuels numériques sur Internet. Le fétichisme de l’objet - livre souffre, mais celui de l’intimité triomphe. Les vertus du livre de chevet : relation personnelle au livre, chargée d’affectivité et presque amoureuse, écriture en confidence et en dialogue, lecteur foyer des émotions, intimité et désir de présence singulière - ces vertus du livre de chevet sont aussi celles de l’Internet et du monde de ses blogs. 


Au-delà de sa mer d’information, la vague Internet absorbe la phénoménale extension de l’intimité. Satisfait le besoin individuel massif d’exprimer ce qui lui fait  valeur. Le tableau relève-t-il d’un malaise dans la culture, certainement. Malaise profondément démocratique à l’heure des utopies bien sonnées, rêves couchés du miracle citoyen. 


La lecture extensive, bien souvent bonne conscience de démocratisation culturelle. La multiplication de l’offre documentaire n’a pourtant jamais fait d’un usager de bibliothèque un confident électoral. Quoique.

par Nolwenn Euzen communauté : Poésie contemporaine
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