On ruse d’invention sa vie pour la vivre. On se renardise pour se
sentir exister. On tise de soi un objet convoité. On harcèle sa fréquentation. On se labyrinthe de comportements. On cherche une issue. On virtualise une solution de vie. On se ficelle une vie
d’artiste. On s’imagine nu devant l’urgence artistique. On se clochardise de manque et besoin dans la quête de soi. On se cure parfois une maladie verbale pour sonder l’enfer du dire. On peut pas
se contenter de soi sans s’intraveiner la conscience d’exister. On se coule un monde à perspective. On gratte le grain d’égaux plus eux-mêmes que nous. Qu’est-ce qui frit dans autant de graisse
pour soi ?