AUTOUR D'UNE VOIX : Jean-Louis Giovannoni


 prolongations

 

 

Etre écrivain pour Jean-Louis Giovannoni c’est, quotidiennement, vivre à Paris où il est assistant social dans un hôpital psychatrique. C’est aimer l’opéra et la boxe. C’est la fondation de la revue Les cahiers du double en 77. C’est répondre simplement aux entretiens les plus complexes (on pourra suivre sur la toile son duo avec Arnaud Bertina pour la revue Prétexte). C’est faire entendre ce que la voix a de corps en elle avec l’envie de boxer tout ce qui nous tient dans son contenu.

 

 

Parce qu’il capte autant l’emprise de nos corps dans nos voix les plus fuyantes ou éruptives qu’il sonne nos pensées pour ou contre leur occupation, sa poésie environne des critiques de foyers différents : roman, musique, presse généraliste. On pourrait aussi imaginer un commentateur sportif s’enivrant de ses sommets comme à la fièvre d’un match, mais son point de vue n’est, à ce jour, par encore parvenu.

 

 

 

On peut compléter sur la toile les ouvrages papiers disponibles en se rendant aux bonnes adresses suivantes :

 


Texte nu

 

La revue Prétexte

http://pretexte.club.fr/revue/entretiens/entretiens_fr/entretiens/jean-louis-giovanni-2.htm

 

Arnaud Bertina s’entretient avec Jean-Louis Giovannoni.

 


L'express
http://www.lexpress.fr/informations/le-nouveau-cercle-des-poetes_602705.html

"Combien de poètes contemporains dans le quid ?"


Vive voix

 

Le Centre de Documentation de la Musique Contemporaine

 

 

Lecture et entretien avec Jean-Louis Giovannoni http://www.cdmc.asso.fr/fr/ressources/enregistrements/conferences_colloques/ligeti_autrement_07

 

 

(en matière de diffusion sonore des rencontres, via le numérique, la rédaction vous recommande particulièrement ce site. Où l’on entend, sur nombre de questions tenant à notre modernité, les approches aussi peu dogmatiques que savamment conduites.)



Extrait à entendre



 
« Ce qui bouge dans notre voix »

 


et si nous n’avions de corps que l’espace qu’ouvre notre voix

 

et si c’était uniquement dans le chant que nous pouvions entendre

le passage de notre corps

de cette forme qui vit en nous même

de cette présence qu’aucune main ne sait rejoindre

 

notre voix où trouve-t-elle son corps

 

peut-être n’écrit-on que pour fixer ce que la voix a de corps en elle

 

est-ce la voix des autres qui donne à ton silence un lieu

 

on parle

 

on écrit pour que les autres oublient leur corps

pour qu’ils viennent habiter notre voix

nos mots

 

et si tu n’étais présent en ce monde que pour donner naissance à cette forme invisible qui se tient dans ta voix

ce corps aérien 

 



(droits réservés JLG) 

La rédaction

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